LA « TOURISTA »

Chronique de juin, juillet, août, septembre 2018

En cette période de voyages et de vacances vers les régions tropicales beaucoup de touristes et même des résidents vont être victimes de cette fameuse diarrhée du voyageur surnommée avec humour la « tourista ». Fort heureusement, cette une affection plus gênante que grave et habituellement rapidement éliminée, mais elle peut parfois persister assez longtemps et gâcher complètement des vacances ou un voyage. Il faut savoir que plusieurs facteurs font varier la possibilité d’être touché par la tourista :

-la modification des habitudes alimentaires,

-les antécédents de pathologie digestive,

-l’appartenance à une classe sociale où l’environnement est très contrôlé sur le plan de l’hygiène,

-ainsi que l’âge, car le enfants sont plus à risques que les adultes

-Il faut également considérer les régions visitées susceptibles d’augmenter la fréquence de ce syndrome. L’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont des zones à haut risque et elles le sont encore plus quand il y a contact avec les populations visitées. Plus près de chez nous, il faut parler de ces immenses paquebots organisant des croisières. Ce sont de véritables petites villes flottantes pouvant atteindre plus de 3000 personnes et où des épidémies de tourista sont en nette progression depuis 2001.

La tourista est causée par un Novovirus qui cause de la diarrhée, des vomissements et des crampes stomacales. La plupart des gens appellent ça une grippe intestinale mais c’est en réalité, un virus de gastroentérite. Ce virus est très contagieux et dans un espace clos comme par exemple un navire de croisière il se répand très rapidement. Il suffît de quelques virus au contact d’un objet contaminé et vous êtes atteint. C’est très rapide et cela peut commencer douze heures après le contact et durer toute une semaine.

En dehors des médicaments, il est donc fortement conseiller de respecter une hygiène stricte au niveau des mains et du corps et au niveau alimentaire de peler les fruits, d’éviter les crudités, de cuire les aliments à plus de 65°C et surtout de ne boire que des boissons encapsulées. Le traitement de la tourista est simple, car il est basé sur la réhydratation du sujet. Éviter d’en être la victime est tout aussi facile, car cela repose essentiellement sur l’hygiène alimentaire et celle des mains. Si vous partez en voyage, ou en croisière, soyez sûr de vous laver les mains très souvent. Si vous avez à toucher à des poignées de portes, ou n’importe quelles surfaces communes, n’allez surtout pas vous frotter les yeux,  la bouche ou tout endroit sensible sans avoir auparavant lavé vos mains qui sont porteuses du virus quand il est présent dans votre environnement. C’est là le meilleur conseil que puissent vous donner les experts en santé et en hygiène pour vous éviter de ruiner vos vacances.

Sur ce, je vous dis à la prochaine fois en vous espérant heureux et en santé.

LA RELAXATION/MÉDITATION

Avril-mai 18

Il y a longtemps que les chercheurs et les professionnels de la santé ont démontré que l’on pouvait diminuer les tensions de la vie quotidienne en pratiquant la relaxation ou suivant une expression courante la méditation, ce qui est pour les spécialistes une expression inappropriée, car la méditation correspond à un état tout à fait différent de celui que l’on connaît lors de la relaxation. Un des premiers à avoir démontré dans les années 1950 les bienfaits de cette technique de relaxation/méditation est le Dr Schultz un Américain d’origine Allemande. Technique qu’il a  intitulée «Training autogène ».  Elle permet entre autre de provoquer une détente générale en ralentissant le rythme de la respiration, le rythme cardiaque et en diminuant les tensions musculaires.

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GRIPPES ET RHUMES

Chronique des mois de février et mars 2018
Avec l’automne, c’est aussi le temps des grippes et des rhumes qui commence. Tout le monde n’en sera pas victime, seuls quelques-uns le seront et on peut se demander pourquoi eux et pas les autres. L’approche psychosomatique peut cependant, donner une explication à cette situation que l’on pourrait qualifier d’injuste. Lire la suite « GRIPPES ET RHUMES »

LA DÉPENDANCE À L’ALCOOL ET AUX DROGUES, POURQUOI ?

Janvier 2018

Il est bien connu que lorsqu’une personne ne se sent pas bien dans sa vie elle peut avoir tendance à compenser ce mal-être en consommant des produits qui lui font pour un moment tout oublier. Les deux moyens les plus connus sont l’alcool et les drogues qui dans les cas extrêmes engendrent une dépendance destructrice.

L’alcoolisme

On ne peut pas véritablement définir l’alcoolisme comme une ma­ladie, car c’est en fait un état regroupant l’ensemble des phénomènes pathologiques provoqués par une consommation abusive de boissons alcoolisées.

C’est un fléau de tous les temps et aucune société n’échappe à ce pro­blème. On peut dire que l’alcoolisme affecte principalement des personnes qui ne trouvent pas leur place dans la société dans laquelle elles vivent. Elles sont habitées par un sentiment d’infériorité qui leur fait penser et croire qu’elles sont inutiles, inaptes et qu’elles ne sont pas à la bonne place au bon moment. Cette vision négative d’elles-mêmes s’accompagne géné­ralement d’un sentiment de culpabil­ité, d’incapacité à tous les niveaux ainsi que d’un rejet de soi.

La consommation de drogues

On peut associer les alcooliques et les personnes consommant de la drogue car dans les deux cas, elles n’ont pas d’auto-estime, elles ne se sentent pas à la hauteur, etc. Mais on doit dire que la consommation de drogue a des effets nocifs encore plus catastrophiques sur le corps physique de la personne par le fait qu’il y a des­truction des cellules nerveuses et la dépendance au produit, est encore plus forte.

Combattre la consommation d’alcool et de drogue passe par un travail sur soi et le sens de sa vie.

Sur ce où que vous soyez, je vous souhaite d’être heureux et en santé.

VOTRE MÉMOIRE ENREGISTRE TOUT

Novembre 2017

On sait depuis toujours que la mémoire est une faculté qui a une importance capitale dans la vie d’un être humain. Grâces aux recherches on constate que la mémoire comporte plusieurs formes, mais surtout qu’elle semble être utilisée de façon différente suivant l’âge et les expériences vécues au travers du temps.

Pour expliquer le comportement de l’être humain, la psychologie moderne s’appuie sur plusieurs mécanismes et en particulier celui de la mémoire. Si l’on veut en faire une présentation rapide et simple, on peut à mon sens dire qu’elle se présente sous deux formes essentielles : celle que l’ont dit « oubliée » et celle que l’on qualifie de « vive ». Ces deux formes de la mémoire vont correspondre à deux processus différents, mais complémentaires de la vie et du comportement humain.

La mémoire vive est celle qui correspond en psychologie au « conscient » que l’on peut définir comme étant une connaissance de ce que nous sommes en tant que personne dans une dynamique individuelle ou en relation avec les groupes qui constituent la société. En complément, on peut dire que la mémoire vive est une mémoire immédiate et permanente que l’être humain a de lui-même ou de son existence vécue ici et maintenant ainsi que dans le passé. Elle lui permet de fonctionner en interaction avec les autres et son environnement.

La mémoire oubliée quant à elle correspond en psychologie moderne à « l’inconscient ». Académiquement parlant, l’inconscient se définit différemment de la mémoire vive, car dans les faits on dit d’un sujet qu’il est inconscient quand il a perdu la connaissance de ce qu’il est, ainsi que de son environnement. D’un point de vue psychologique ou psychanalytique, Sigmund Freud a été le premier thérapeute à démontrer que « l’inconscient » (à noter que très souvent les francophones d’Amérique du Nord utilisent par erreur dans ce cas le terme « subconscient » qui est le mot anglais) pouvait également se définir comme une mémoire oubliée de certains de nos actes vécus dans le passé, mais que tous ces souvenirs même oubliés restent présents dans notre mémoire et influencent nos actes présents sans que l’on s’en rende compte et perturbent de façon plus ou moins importante notre comportement.

Finalement, que notre mémoire soit vive ou oubliée, elle joue un rôle primordial dans le bon ou le mauvais déroulement de notre existence.

Sur ce, je vous dis au mois prochain en vous espérant heureux et en santé.

COMBATTRE LES DÉPRESSIONS

Octobre 2017

Mais au fait, la dépression c’est quoi?

C’est avant tout une perturbation de la vie psychique affectant l’humeur de la personne dans le sens de la mélancolie et de la tristesse.

Les manifestations subjectives vont de la simple morosité ou de l’ennui, à la véritable douleur morale du mélancolique. Elles s’accompagnent d’une anxiété plus ou moins importante doublée d’un sentiment d’incapacité, d’inutilité et de culpabilité. Il faut associer à ces états dépressifs, une diminution du tonus musculaire et de l’énergie en général.

Combattre les dépressions graves

Ces formes de dépressions sont multiples, mais on peut cependant les classifier en deux grandes catégories.

Les états dépressifs dits psychotiques correspondent aux formes  les plus sévères. La personne souffre d’un épuisement à la fois psychologique avec des difficultés d’attention et de mémoire et d’autre part physique marqué par une grande sensation de fatigue qui peut aboutir à une sorte d’inertie totale.   Ces états peuvent engendrer des idées de suicide.

-Les états dépressifs dits névrotiques sont généralement occasionnels et passagers. Ils sont souvent dits réactionnels car consécutifs aux difficultés de la vie; deuil, surmenage, solitude, mauvais régime alimentaire, tensions, etc. Ils présentent les signes déjà indiqués précédemment, mais les idées de suicide sont peu fréquentes.

Bien évidemment, il existe des formes intermédiaires qui prennent place entre ces deux genres, ou encore des dépressions reliées à des affections organiques.

Dans tous ces cas, une visite chez un spécialiste s’impose, car le sujet ne pourra pas s’en sortir tout seul. Il faut savoir que généralement, la combinaison d’une psychothérapie associée dans certains cas à une médication donne des résultats satisfaisants.

Combattre les dépressions saisonnières

Si durant le mois de mars, vous êtes triste, mélancolique, tanné, fatigué, épuisé, anxieux, déconcentré, que vous voulez tout lâcher, vous mettre dans un coin et ne plus rien faire, que vous n’êtes plus être capable de supporter les autres et leurs problèmes, que vous êtes de mauvaise humeur sans savoir pourquoi, que vous en avez ras le bol, que vous avez les « bleus » le « cafard », pas le moral, etc., dites-vous que vous faites partie du même club: celui des déprimés saisonniers et que fort probablement vous en sortirez vainqueur avec l’arrivée du printemps et parfois quelques rencontres avec un thérapeute.

RIRE, une auto-thérapie efficace

Chronique de septembre 2017

Je vous propose de faire une petite expérience : elle consiste tout simplement à regarder l’expression des visages de personnes prises au hasard, à la descente d’un autobus, à la sortie du métro, dans une foule, le long d’un trottoir…. Que voyez-vous ? Généralement ce sont des visages fermés, éteints, soucieux, sans sourire et sans joie apparente. Dans bien d’autres pays que je ne veux pas identifier, mais qui bien souvent sont plus pauvres, plus démunis et où les gens sont eux aussi submergés par les obligations et les difficultés et parfois tout simplement le fait de survivre, on constate que les personnes n’ont pas perdu la joie de chanter et de partager les choses simples du quotidien et font de la vie de tous les jours un moment où le rire existe spontanément. Paradoxalement, dans les sociétés où la survie n’est pas en jeu et où l’on profite de nombreuses ressources et d’un confort incomparable, il semblerait que tout cela ait été oublié ou rejeté. On a en effet constaté que la majorité des gens ne rient plus. Comme s’ils considéraient le rire comme ridicule ou le propre de personnes immatures. Pour beaucoup, rire, c’est ne pas avoir les pieds sur terre et même faire preuve d’irresponsabilité. En un mot, rire aux éclats, ce n’est pas intelligent et cela manque même d’éducation !

On peut s’en douter, un tel comportement social a poussé les chercheurs à réaliser des recherches. Des études récentes en psychologie ont d’ailleurs démontré que les individus qui souriaient peu et qui ne riaient pas étaient des personnes qui étaient plus fréquemment victimes de maladies cardiaques ou encore de cancers, alors qu’à l’opposé celles qui savaient rire étaient moins sujettes à ces états pathologiques et récupéraient plus rapidement en cas de maladie. Tous les chercheurs et les professionnels de la santé tant physique que psychologique vous diront que le rire régularise nos humeurs et par conséquent notre santé en général. Le problème c’est qu’il est bien évident que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à rire s’il n’en a pas envie. Alors quand on ne sait plus rire pour décompresser ou encore « lâcher son fou » et bien, on utilise d’autres moyens comme par exemple l’alcool et parfois même les drogues. Dans bien des cas, celui ou celle qui n’est plus capable de se défouler de façon naturelle devient « malade » et se « gèle l’esprit » avec des médicaments prescrits légalement. Bien triste constat!

Pour conclure, je vous donnerais bien un petit secret pour arriver à redonner à votre vie ce rire qui lui manque tant : commencez donc la journée en souriant, dès le matin, à la première personne que vous rencontrez. Ce peut-être votre conjoint, votre enfant, un collègue…ou tout simplement vous… dans le miroir!

Le rire, cela se pratique, cela se cultive, cela se développe. Il est le résultat d’une vision réaliste, mais positive et optimiste de notre devenir humain.

Sur ce, je vous dis à la prochaine en vous espérant heureux et en santé.

LE SOMMEIL ET LES RÊVES

 

Juillet-Aout 2017

Nous dormons en moyenne quatre mois sur douze et c’est pendant cette période de notre existence que les rêves se manifestent.

Les 4 états du sommeil
Il est connu que notre sommeil passe par quatre états différents; le premier correspond essentiellement à l’acte de s’endormir, le second a qui l’on donne bien souvent l’appellation de « phase Thêta » correspond à un état de somnolence alors que le troisième dit « phase Delta » correspond quant à lui à un sommeil profond avec une phase encore plus profonde durant laquelle le sujet est complètement inconscient (quatrième état). Lire la suite « LE SOMMEIL ET LES RÊVES »

LA TOLÉRANCE SOCIÉTALE

Mai, Juin 2017

Quel que soit le pays et la ville où l’on vit, il est possible de s’avancer en  disant que tout lecteur ou lectrice a certainement constaté qu’il est souvent difficile d’être tolérant envers les autres et que dans bien des cas,  il est nécessaire de faire des concessions pour arriver à une certaine forme d’harmonie relationnelle.

Sur le plan social, on va parler en langage moderne d’«accommodements ». Lire la suite « LA TOLÉRANCE SOCIÉTALE »

VOS DOULEURS DU DOS ET VOS ÉMOTIONS

Chronique avril  2017

S’il y a un domaine de la santé qui touche tout le monde, c’est bien celui du dos et de la colonne vertébrale. C’est le siège de notre influx nerveux, mais aussi de notre sensibilité dont les dimensions subjectives sont très difficilement contrôlables.

L’expression bien connue « cherchez pas Docteur, c’est la tête » Lire la suite « VOS DOULEURS DU DOS ET VOS ÉMOTIONS »