LES TROIS « ÉTAPES CLÉ » DE LA VIE

Chronique, Janvier, février, mars, avril, mai 2019

Dans l’ancien temps, on avait noté que la vie se déroulait suivant des phases directement reliées à l’âge du sujet. A notre époque, les études tout comme les observations réalisées à propos du comportement humain et de son développement psychologique ont mis en évidence un certain nombre de constantes. Ainsi il a été mis en évidence que tout au long de la vie, un individu homme ou femme passe par des étapes que l’on peut dire charnières dans son évolution. Elles sont au nombre de trois.

23-25 ans. On peut dire que c’est à cet âge que l’on termine la première partie de sa vie et que celle des véritables engagements dans le monde des adultes commence. En effet, jusqu’aux environs de 22-23 ans, le jeune adulte termine de recevoir son éducation. Il a vécu un certain nombre d’expériences en tous genres. Il découvre son autonomie et cherche à imposer de façon rationnelle et constante sa volonté. C’est dans cette période de la vie que la majorité des individus vont se stabiliser socialement tant sur le plan professionnel que familial. C’est le temps de la vie en couple, des mariages et des premiers enfants.

36-43 ans. C’est un moment qui se situe à peu près au milieu de la vie et qui depuis toujours a fait l’objet de nombreuses observations sous le thème de la « crise de la quarantaine ». En fait dans cette période de la vie, le sujet se trouve confronté à une sorte de malaise général par rapport à son existence. Il voudrait tout changer sans rien bouger ou casser et s’il le fait, il ne s’en sentira pas mieux. Il regarde son devenir avec la mémoire de ses erreurs ou de ses échecs et voudrait tout effacer pour mieux recommencer, mais il sait aussi que cela est impossible. Pour beaucoup de sujet en couple, cela se concrétise dans une relation extra conjugale qui lui donne la sensation de vivre à nouveau, mais généralement cela fait tout exploser sans pour autant résoudre le conflit intérieur que vit le sujet. C’est une période ou les séparations et les divorces sont les plus nombreux.

60-62 ans. C’est une période de la vie où des changements majeurs vont généralement se manifester au niveau des activités personnelles et sociales. Le sujet prend conscient du temps qui passe et qui va atteindre un point de non retour marqué par la mort. Suivant une expression populaire bien connue, l’avenir est en arrière de soi et non plus en avant. Dans la majorité des cas, c’est le temps de penser à une redéfinition de ses activités professionnelles, la retraite n’est pas loin et il faut s’organiser tout comme on a pu le faire en se donnant un plan de carrière dans le début de sa vie.

Sur ce, je vous dis à bientôt lors de la prochaine chronique en vous espérant heureux et en santé.

« C’EST EN FORGEANT QU’ON DEVIENT FORGERON »

décembre, novembre, octobre 2018

Il est bien connu que les dictons et les proverbes sont l’expression de la sagesse populaire. Celui que nos commentons ce mois-ci est bien connu , que faut-il en penser?

Dans les siècles passés le métier de forgeron était avec celui de  charpentier au centre des activités industrielles et sociales. Aussi il n’est pas surprenant qu’il est était pris comme exemple pour exprimer que la compétence professionnelle s’acquière progressivement. On dit bien souvent qu’il y a toute une différence entre la théorie et la pratique, mais globalement on peut dire que l’expérience, l’exercice  d’un métier ou d’une activité permet de devenir meilleur et plus efficace. La répétition d’une tâche, le fait de se concentrer sur sa réalisation, permet sans aucun doute d’atteindre une expertise que l’on a pas quand on l’exécute pour la première fois.

Ce dicton apporte également une réflexion sur la notion de persévérance et la nécessité pour un individu de maintenir ses efforts s’il veut atteindre un certain niveau de compétence qui soit reconnu par la société dans laquelle il évolue. Une telle attitude n’est pas toujours facile, mais il faut bien comprendre que c’est le prix à payer pour atteindre un objectif quel qu’il soit. Un effort est toujours récompensé.

Sur ce, je vous souhaite d’être heureux et en santé.

LA « TOURISTA »

Chronique de juin, juillet, août, septembre 2018

En cette période de voyages et de vacances vers les régions tropicales beaucoup de touristes et même des résidents vont être victimes de cette fameuse diarrhée du voyageur surnommée avec humour la « tourista ». Fort heureusement, cette une affection plus gênante que grave et habituellement rapidement éliminée, mais elle peut parfois persister assez longtemps et gâcher complètement des vacances ou un voyage. Il faut savoir que plusieurs facteurs font varier la possibilité d’être touché par la tourista :

-la modification des habitudes alimentaires,

-les antécédents de pathologie digestive,

-l’appartenance à une classe sociale où l’environnement est très contrôlé sur le plan de l’hygiène,

-ainsi que l’âge, car le enfants sont plus à risques que les adultes

-Il faut également considérer les régions visitées susceptibles d’augmenter la fréquence de ce syndrome. L’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont des zones à haut risque et elles le sont encore plus quand il y a contact avec les populations visitées. Plus près de chez nous, il faut parler de ces immenses paquebots organisant des croisières. Ce sont de véritables petites villes flottantes pouvant atteindre plus de 3000 personnes et où des épidémies de tourista sont en nette progression depuis 2001.

La tourista est causée par un Novovirus qui cause de la diarrhée, des vomissements et des crampes stomacales. La plupart des gens appellent ça une grippe intestinale mais c’est en réalité, un virus de gastroentérite. Ce virus est très contagieux et dans un espace clos comme par exemple un navire de croisière il se répand très rapidement. Il suffît de quelques virus au contact d’un objet contaminé et vous êtes atteint. C’est très rapide et cela peut commencer douze heures après le contact et durer toute une semaine.

En dehors des médicaments, il est donc fortement conseiller de respecter une hygiène stricte au niveau des mains et du corps et au niveau alimentaire de peler les fruits, d’éviter les crudités, de cuire les aliments à plus de 65°C et surtout de ne boire que des boissons encapsulées. Le traitement de la tourista est simple, car il est basé sur la réhydratation du sujet. Éviter d’en être la victime est tout aussi facile, car cela repose essentiellement sur l’hygiène alimentaire et celle des mains. Si vous partez en voyage, ou en croisière, soyez sûr de vous laver les mains très souvent. Si vous avez à toucher à des poignées de portes, ou n’importe quelles surfaces communes, n’allez surtout pas vous frotter les yeux,  la bouche ou tout endroit sensible sans avoir auparavant lavé vos mains qui sont porteuses du virus quand il est présent dans votre environnement. C’est là le meilleur conseil que puissent vous donner les experts en santé et en hygiène pour vous éviter de ruiner vos vacances.

Sur ce, je vous dis à la prochaine fois en vous espérant heureux et en santé.

LA RELAXATION/MÉDITATION

Avril-mai 18

Il y a longtemps que les chercheurs et les professionnels de la santé ont démontré que l’on pouvait diminuer les tensions de la vie quotidienne en pratiquant la relaxation ou suivant une expression courante la méditation, ce qui est pour les spécialistes une expression inappropriée, car la méditation correspond à un état tout à fait différent de celui que l’on connaît lors de la relaxation. Un des premiers à avoir démontré dans les années 1950 les bienfaits de cette technique de relaxation/méditation est le Dr Schultz un Américain d’origine Allemande. Technique qu’il a  intitulée «Training autogène ».  Elle permet entre autre de provoquer une détente générale en ralentissant le rythme de la respiration, le rythme cardiaque et en diminuant les tensions musculaires.

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GRIPPES ET RHUMES

Chronique des mois de février et mars 2018
Avec l’automne, c’est aussi le temps des grippes et des rhumes qui commence. Tout le monde n’en sera pas victime, seuls quelques-uns le seront et on peut se demander pourquoi eux et pas les autres. L’approche psychosomatique peut cependant, donner une explication à cette situation que l’on pourrait qualifier d’injuste. Lire la suite « GRIPPES ET RHUMES »

LA DÉPENDANCE À L’ALCOOL ET AUX DROGUES, POURQUOI ?

Janvier 2018

Il est bien connu que lorsqu’une personne ne se sent pas bien dans sa vie elle peut avoir tendance à compenser ce mal-être en consommant des produits qui lui font pour un moment tout oublier. Les deux moyens les plus connus sont l’alcool et les drogues qui dans les cas extrêmes engendrent une dépendance destructrice.

L’alcoolisme

On ne peut pas véritablement définir l’alcoolisme comme une ma­ladie, car c’est en fait un état regroupant l’ensemble des phénomènes pathologiques provoqués par une consommation abusive de boissons alcoolisées.

C’est un fléau de tous les temps et aucune société n’échappe à ce pro­blème. On peut dire que l’alcoolisme affecte principalement des personnes qui ne trouvent pas leur place dans la société dans laquelle elles vivent. Elles sont habitées par un sentiment d’infériorité qui leur fait penser et croire qu’elles sont inutiles, inaptes et qu’elles ne sont pas à la bonne place au bon moment. Cette vision négative d’elles-mêmes s’accompagne géné­ralement d’un sentiment de culpabil­ité, d’incapacité à tous les niveaux ainsi que d’un rejet de soi.

La consommation de drogues

On peut associer les alcooliques et les personnes consommant de la drogue car dans les deux cas, elles n’ont pas d’auto-estime, elles ne se sentent pas à la hauteur, etc. Mais on doit dire que la consommation de drogue a des effets nocifs encore plus catastrophiques sur le corps physique de la personne par le fait qu’il y a des­truction des cellules nerveuses et la dépendance au produit, est encore plus forte.

Combattre la consommation d’alcool et de drogue passe par un travail sur soi et le sens de sa vie.

Sur ce où que vous soyez, je vous souhaite d’être heureux et en santé.

VOTRE MÉMOIRE ENREGISTRE TOUT

Novembre 2017

On sait depuis toujours que la mémoire est une faculté qui a une importance capitale dans la vie d’un être humain. Grâces aux recherches on constate que la mémoire comporte plusieurs formes, mais surtout qu’elle semble être utilisée de façon différente suivant l’âge et les expériences vécues au travers du temps.

Pour expliquer le comportement de l’être humain, la psychologie moderne s’appuie sur plusieurs mécanismes et en particulier celui de la mémoire. Si l’on veut en faire une présentation rapide et simple, on peut à mon sens dire qu’elle se présente sous deux formes essentielles : celle que l’ont dit « oubliée » et celle que l’on qualifie de « vive ». Ces deux formes de la mémoire vont correspondre à deux processus différents, mais complémentaires de la vie et du comportement humain.

La mémoire vive est celle qui correspond en psychologie au « conscient » que l’on peut définir comme étant une connaissance de ce que nous sommes en tant que personne dans une dynamique individuelle ou en relation avec les groupes qui constituent la société. En complément, on peut dire que la mémoire vive est une mémoire immédiate et permanente que l’être humain a de lui-même ou de son existence vécue ici et maintenant ainsi que dans le passé. Elle lui permet de fonctionner en interaction avec les autres et son environnement.

La mémoire oubliée quant à elle correspond en psychologie moderne à « l’inconscient ». Académiquement parlant, l’inconscient se définit différemment de la mémoire vive, car dans les faits on dit d’un sujet qu’il est inconscient quand il a perdu la connaissance de ce qu’il est, ainsi que de son environnement. D’un point de vue psychologique ou psychanalytique, Sigmund Freud a été le premier thérapeute à démontrer que « l’inconscient » (à noter que très souvent les francophones d’Amérique du Nord utilisent par erreur dans ce cas le terme « subconscient » qui est le mot anglais) pouvait également se définir comme une mémoire oubliée de certains de nos actes vécus dans le passé, mais que tous ces souvenirs même oubliés restent présents dans notre mémoire et influencent nos actes présents sans que l’on s’en rende compte et perturbent de façon plus ou moins importante notre comportement.

Finalement, que notre mémoire soit vive ou oubliée, elle joue un rôle primordial dans le bon ou le mauvais déroulement de notre existence.

Sur ce, je vous dis au mois prochain en vous espérant heureux et en santé.

LE SOMMEIL ET LES RÊVES

 

Juillet-Aout 2017

Nous dormons en moyenne quatre mois sur douze et c’est pendant cette période de notre existence que les rêves se manifestent.

Les 4 états du sommeil
Il est connu que notre sommeil passe par quatre états différents; le premier correspond essentiellement à l’acte de s’endormir, le second a qui l’on donne bien souvent l’appellation de « phase Thêta » correspond à un état de somnolence alors que le troisième dit « phase Delta » correspond quant à lui à un sommeil profond avec une phase encore plus profonde durant laquelle le sujet est complètement inconscient (quatrième état). Lire la suite « LE SOMMEIL ET LES RÊVES »

LA TOLÉRANCE SOCIÉTALE

Mai, Juin 2017

Quel que soit le pays et la ville où l’on vit, il est possible de s’avancer en  disant que tout lecteur ou lectrice a certainement constaté qu’il est souvent difficile d’être tolérant envers les autres et que dans bien des cas,  il est nécessaire de faire des concessions pour arriver à une certaine forme d’harmonie relationnelle.

Sur le plan social, on va parler en langage moderne d’«accommodements ». Lire la suite « LA TOLÉRANCE SOCIÉTALE »

VOS DOULEURS DU DOS ET VOS ÉMOTIONS

Chronique avril  2017

S’il y a un domaine de la santé qui touche tout le monde, c’est bien celui du dos et de la colonne vertébrale. C’est le siège de notre influx nerveux, mais aussi de notre sensibilité dont les dimensions subjectives sont très difficilement contrôlables.

L’expression bien connue « cherchez pas Docteur, c’est la tête » Lire la suite « VOS DOULEURS DU DOS ET VOS ÉMOTIONS »